L'achat de billets - Partie 18
- Isabelle Morin
- Apr 3
- 5 min read
Je veux commencer cette publication par une petite mise en garde. Beaucoup de gens ne sont pas à l’aise lorsqu’il s’agit de parler d’argent—surtout de la façon dont ils choisissent de le dépenser. Pour cette raison, je ne partagerai pas les prix exacts que nous avons payés pour chacun de nos billets. Cela dit, je crois tout de même que cette publication offre des conseils vraiment utiles pour les futurs spectateurs des Jeux olympiques. Je n’ai aucune gêne par rapport à ce que nous avons dépensé; en fait, si c’était à refaire, je prendrais les mêmes décisions (à part quelques erreurs dont je parlerai plus bas). Si quelqu’un souhaite discuter des détails financiers en privé, je suis toujours ouverte à en parler. Et pour ceux qui veulent les chiffres officiels, voici le lien vers la liste des prix des billets Milano–Cortina.
L’expérience d’achat de billets
Commençons par l’“expérience d’achat”, en parlant d’abord des billets Hospitalité. Ces billets sont mis en vente bien avant les billets réguliers et, honnêtement, ils semblent toujours être disponibles. Le jour même de la finale masculine de hockey, il était encore possible d’acheter des billets Hospitalité (pour 2 750 € chacun!).
Qu’obtient-on pour ce prix? Pas grand-chose de plus qu’un billet régulier: L' accès à un salon avant le match, quelques bouchées et boissons, et un peu de marchandise (un t-shirt, une épinglette, peut-être un gobelet). Le vrai problème, en plus du prix exorbitant, c’est que les billets Hospitalité ne peuvent pas être revendus sur l’application officielle. Nous avons rencontré des gens qui avaient payé une fortune pour assister à la finale, et d’autres qui avaient parié sur le quart de finale où jouerait leur équipe… pour finalement se retrouver coincés avec des billets impossibles à revendre. Dès le départ, Dave et moi étions d’accord : les billets Hospitalité, ce n’était pas pour nous.
La loterie de l’emplacement des sièges
Quand on achète des billets olympiques, on ne choisit pas ses sièges exacts. On choisit seulement une catégorie. Le site offrait bien une carte, mais elle était presque inutile...seulement trois catégories de prix pour toute l’aréna. Une fois le paiement effectué, il fallait ouvrir l’application officielle pour connaître sa section, sa rangée et son numéro de siège. Toujours pas de carte détaillée, donc impossible de savoir si nos sièges seraient excellents ou moyens. C’était frustrant, mais pour être juste, nous n’avons jamais eu de mauvais sièges. L’aréna était petit, environ 16 000 places, donc même les pires sièges restaient corrects.

Nos billets
Comme je l’ai mentionné dans la Partie 14, nous sommes arrivés à Milan avec seulement quatre paires de billets. Une fois les tournois commencés, ces quatre paires sont rapidement devenues neuf. Voici ce que nous avons ajouté une fois sur place :
Une paire pour le match préliminaire masculin CAN–SUI (12 février)
Deux paires pour les quarts de finale féminins (14 février pour les deux)
Une paire pour le match de qualification masculin LAT–SWE (16 février)
Une paire pour le quart de finale masculin CAN–CZE (17 février)
Comme expliqué auparavant, nous avons acheté les billets CAN–SUI sur un site de revente et payé le double du prix original. Aucun regret, juste une leçon apprise.
Le match de qualification LAT–SWE? Celui-là était… une erreur. Une erreur très coûteuse. Il s’avère que mal comprendre la structure du tournoi masculin est une excellente façon d’acheter accidentellement des billets que l’on ne voulait pas. Dave n’a rien à voir avec cette erreur. J’ai essayé de les revendre quand j’ai réalisé mon erreur, mais sans succès. Note à moi-même : faire ses devoirs avant d’acheter des billets de hockey dispendieux.
Pour les quarts de finale masculins, nous avons attendu de savoir quelles équipes joueraient. Tant qu’on était prêt à payer pour la catégorie A, ces billets n’étaient pas difficiles à obtenir. Nous avons fait une folie et nous sommes retrouvés juste derrière le gardien, on pouvait pratiquement voir Sidney Crosby transpirer pendant l’échauffement. Ce match était électrisant. Le fan inconditionnel assis à côté de Dave l’a enlacé après le but en prolongation et lui a dit que c’était le meilleur match qu’il avait vu de sa vie. Au total, nous avons acheté des billets pour neuf matchs. C’était beaucoup d’argent… et ça en valait chaque sous.
Les belles surprises : les surclassements
L’une des meilleures surprises (mentionnée dans la Partie 14) a été les surclassements. Et pas que de petits surclassements. Pour plusieurs matchs, nous avons été déplacés de la catégorie C à des sièges en catégorie A. Pour un match, nous avons même été placés au centre, juste derrière les familles des athlètes. Ces surclassements n’étaient pas rares. Beaucoup de gens en parlaient en ligne. Ma théorie? Comme les billets étaient très chers, la plupart des spectateurs cherchaient des billets de catégorie C. Une fois ceux-ci épuisés, les organisateurs déplaçaient simplement les détenteurs de billets C vers les catégories A ou B pour libérer des places en C. Je ne peux pas le prouver, mais ça fait plein de sens. Cela nous est même arrivé pour la cérémonie d’ouverture. Nous avions acheté des billets de catégorie C et avons été surclassés en catégorie A (des sièges affichés à 2 400 € chacun !) Comme vous le savez de la Partie 5, nous avons finalement donné ces billets à Véronique et à un gars rencontré en Italie, et ils étaient extraordinaires. Ou, comme l’a dit Véronique : « De meilleurs sièges que J.D. Vance! »
Leçons apprises
D’abord, nous aurions dû acheter les billets des matchs préliminaires masculins quand nous en avions l’occasion! Mon erreur a été d’espérer que des billets moins chers (annoncés, mais jamais mis en vente) finiraient par apparaître. J’ai vérifié plusieurs fois, mais je ne les ai jamais vus. J’aurais dû me décider tout de suite, au lieu d’attendre et de payer presque le double sur un site de revente non officiel (mais fiable). Si c’était à refaire, j’aurais acheté les billets pour la finale masculine dès que les billets réguliers étaient disponibles. Étaient-ils disponibles quand j’ai regardé? Honnêtement, je ne m’en souviens plus. Ils étaient tellement chers que je n’osais même pas regarder. Mais maintenant que j’ai vécu du hockey de ce calibre, en direct, je suis accro. Être dans l’aréna, c’est incomparable. Même regarder avec 700 Canadiens dans un pub n’arrive pas à la cheville. Et si le Canada n’avait pas atteint la finale, je suis convaincue que la revente aurait été facile.
Nous aurions probablement dû acheter des billets pour le patinage de vitesse sur courte piste, une discipline où le Canada excelle et qui me garde toujours au bord de mon siège à la maison. Comme Dave l’a dit : « Si tu paies 400 $ pour un billet, ça ne fait que 100 $ par année! » (Il est très fier de cette logique.)
Mes derniers conseils concernant les billets : inscrivez-vous aux préventes, consultez le site des billets plusieurs fois par jour et soyez prêts à payer pour les catégories A ou B. C’est ainsi que j’ai réussi à obtenir un billet pour Véronique pour voir CAN–USA en préliminaire, et que j’ai acheté des billets pour les entraînements de patinage artistique pour seulement 30 €. Ils n’étaient disponibles que quelques jours et nous ont permis de voir de grands athletes sans payer 450 €.
Voilà qui résume notre aventure “billets olympiques”. Dans ma prochaine publication, je plongerai dans l’une des traditions les plus charmantes (et parfois un peu folles) des Jeux : l’échange d'épinglettes (pins).


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