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Statistiques et réflexions - Partie 17

Updated: Apr 3



Quand j’ai écrit la partie 16, en parlant de notre dernier quart de travail aux Jeux olympiques, je savais que ce serait le dernier article que j’écrirais depuis Milan. Mais je savais aussi que ce ne seraient pas mes derniers mots sur cette expérience extraordinaire. Il y a encore tellement à partager sur le temps que nous avons passé à Milan, à vivre mon plus grand rêve d’enfance.


Le lendemain même de notre retour à la maison, nous avons rendu visite à nos voisins qui avaient gentiment veillé sur notre maison pendant notre absence. Nous leur avons raconté nos aventures avec une joie et une fierté immenses. Deux jours plus tard, j’ai donné une courte entrevue au journal régional de ma ville natale. Quand le journaliste m’a demandé si j’avais quelque chose à ajouter, j’ai ri en disant que je pourrais en parler pendant des heures (peut‑être mêmes des jours!), mais je me suis limitée à exprimer à quel point j’étais reconnaissante d’avoir partagé ce voyage avec mon mari.


Je prévois d’écrire au moins trois autres articles sur « nos Jeux olympiques ». J’en ai promis un sur les épinglettes (pins), et je tiendrai parole, mais ce n’est pas celui‑ci. Dans les prochains articles, je veux raconter ce qui n’a pas été dit dans les récits quotidiens, y compris ce que nous ferions différemment, et les rêves que nous poursuivons déjà pour l’avenir. Oui, j’ai bien dit l’avenir parce que lorsque le portail des bénévoles pour les Jeux olympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises ouvrira à la fin de 2028, Dave et moi poserons à nouveau notre candidature! Même si je soupçonne que la compétition sera plus féroce cette fois...


Depuis que j’ai commencé à écrire ce blogue, j’ai reçu pleins des messages d’amis et de connaissances qui m’ont dit que mon histoire les avait inspirés; qu’eux aussi voulaient devenir bénévoles aux Jeux olympiques. Savoir que mes actions ont éveillé de nouveaux rêves chez d’autres, c’est exactement la raison pour laquelle j’ai lancé ce blogue. Mais qu’est‑ce que cela signifie pour mes propres chances d’être sélectionnée à nouveau? Honnêtement, je n’en ai aucune idée.


Les chiffres derrière le rêve


Après être rentrée au Canada, je me suis plongée dans les statistiques du programme de bénévoles, et j’ai encore du mal à croire les probabilités que nous avons dû surmonter. Selon un article du CIO publié le 15 février 2026, il y avait 135 000 candidats. Seulement 25 % (environ 35 000) ont été interviewés, et la moitié d’entre eux (18 000) ont été sélectionnés comme bénévole. Une partie de moi aurait aimé savoir que seulement 25 % des candidats obtenaient une entrevue (cela m’aurait donné plus d’espoir quand j’ai reçu l’invitation).


Parmi les 18 000 bénévoles sélectionnés, seulement 2 000 venaient de l’extérieur de l’Italie, représentant 98 pays différents. Combien venaient du Canada? Je n’ai pas le chiffre exact mais, à Milan, j’ai personnellement rencontré ou entendu parler d’environ 15 bénévoles canadiens. Il y en avait probablement 5 ou 6 fois plus, donc plus près de 100. À toutes les personnes qui m’ont dit vouloir être bénévoles en 2030: je doute que nous soyons tous retenus!


L’expérience passée aidera‑t‑elle?


On pourrait croire qu’avoir déjà été bénévole améliorent mes chances pour 2030. La demande d’inscription pose effectivement des questions sur l’expérience passée aux Jeux, donc cela doit compter un peu, non? Pourtant, j’ai lu des témoignages (sur Facebook de tous les endroits...) de personnes qui avaient été bénévoles à Rio et à Paris mais n’ont pas été sélectionnées pour Milano‑Cortina. Étrange… On ne sait pas si les bases de données sont partagées entre les Jeux mais, même si c’était le cas, il n’existe aucun système d’évaluation de performance qui vous suit d’une édition à l’autre. Donc la qualité de votre travail n’a rien à voir avec vos chances de revenir comme bénévole…


La réalité, c’est que le programme de bénévoles olympiques est une immense machine, avec des rouages qui ne sont pas toujours connectés. Les superviseurs ne connaissent souvent même pas votre nom. Votre présence est suivie par le bureau d’enregistrement, tandis que vous vous présentez à un autre bureau pour vos tâches. Cela signifie que quelqu’un pourrait techniquement se présenter, récupérer son coupon‑repas, passer la journée à regarder des compétitions sans jamais travailler, et apparaître malgré tout comme ayant une « présence parfaite ».


Heureusement, la majorité des bénévoles sont dévoués, enthousiastes et vraiment heureux de contribuer. Bien qu’un système d’évaluation puisse sembler utile, il ralentirait probablement une opération qui repose sur l’efficacité. Je crois plutôt que l’organisation recrute simplement un peu plus de bénévoles que nécessaire, sachant que quelques‑uns « joueront les paresseux » ou partiront plus tôt.


Le processus de candidature — Leçons pour la prochaine fois


Avec le recul, il y a peu de choses que je changerais dans ma candidature… sauf postuler plus tôt. Au moment où j’ai soumis ma demande, le portail était ouvert depuis trois mois. Je soupçonne que postuler plus tôt aurait peut‑être amélioré nos chances d’être sélectionnés dans la première vague (en juillet, comme le portail l’indiquait).


Un facteur qui a probablement aidé notre candidature était d’avoir déjà un logement réservé à Milan. Pour les Alpes françaises, nous prévoyons de réserver un endroit à Nice (où se dérouleront les sports en salle) avant de postuler. Si les options abordables sont rares, nous envisagerons des colocataires.


Nous avions aussi choisi la période maximale de bénévolat (21 jours) et je ferais la même chose à nouveau. Je crois que plus vous offrez de disponibilité, plus votre candidature paraît solide.


Enfin, la demande pose des questions sur l’expérience sportive et bénévole antérieure. Pour renforcer mon profil, je prévois de faire du bénévolat aux prochains Jeux du Canada et à d’autres événements internationaux avant 2030. Chaque expérience contribue à bâtir le CV.


Nombre de quarts de travail


Ne sachant pas comment refuser des quarts pourrait affecter nos chances de devenir bénévoles, nous avons accepté autant de quarts que possible. Cela a rendu notre aventure olympique incroyable, mais aussi très fatigante. Surtout pour moi, car si je ne travaillais pas à l’aréna de patinage de vitesse ou n’assistais pas à un match de hockey, je mangeais, je dormais ou j’écrivais mon blogue. Je savais que beaucoup de gens aimaient se sentir plongés dans les Jeux en lisant mes articles, alors je voulais écrire le plus possible en temps réel. Je voulais aussi me souvenir du plus de détails possible. En écrivant l’histoire presque au moment où elle se déroulait, je savais que mes récits seraient plus précis. Donc j’étais occupée, vraiment occupée. Si c’était à refaire, je n’accepterais pas autant de quarts; je me laisserais plus de temps pour respirer! Même si je suis prête à être là en 2030 et à faire du bénévolat pendant toute la durée des Jeux (même avant), je m’assurerais d’espacer un peu plus mes quarts.


D’autres leçons à venir dans la partie 18 (lien ici).


Photo prise sur la scène après la cérémonie d'ouverture.
Photo prise sur la scène après la cérémonie d'ouverture.

 
 
 

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