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Les dons de pins (Oups! Je veux dire l'échange de pins!) - Partie 19



L'échange d'épinglettes (pin) n’était même pas sur notre radar lorsque Dave et moi avons posé notre candidature pour être bénévoles aux Jeux olympiques. Puis notre ami Christopher est venu nous rendre visite depuis la Colombie‑Britannique et nous a tendu un petit sac. À l’intérieur? Des pins, des dizaines, principalement des Jeux de 1988 auxquels lui et sa femme avaient assisté. Puis il a dit : « Je ne sais pas si ça existe encore mais, en 1988, l’échange de pins olympiques, c’était vraiment une grosse affaire. »


Quelques mois avant les Jeux, j’ai commencé à suivre un groupe de bénévoles Olympiques sur Facebook. Soudainement, les gens publiaient des photos de pins qu’ils avaient conçus et prévoyaient d’échanger. On dirait bien que ça existe encore !

J’étais beaucoup trop en retard pour concevoir mes propres pins, alors je me suis tournée vers Amazon. J’ai trouvé de petites pins en forme de feuille d’érable rouge; rien de fancy, à peu près de la taille d’une pièce de 5 cents, quelque chose de simple à apporter (en plus des pins de Christopher). J’en ai commandé 50. Je ne savais pas encore que ces pins allaient faire de moi quelqu’un de très populaire!


Nos deux premiers quarts étaient la répétition générale et la Cérémonie d’ouverture. J’ai glissé une douzaine de pins dans ma poche et j’en accroché quelques‑unes des pins de Christopher à mon lanyard de bénévole, ce qui est le signe universel de « je suis ouverte à l’échange de pins ».


Comme mon objectif principal était de connecter avec les gens (plutôt que de collectionner des pins), j’ai commencé à offrir des feuilles d’érable aux membres de mon équipe. Franchement, j’aurais pu leur donner 100 euros qu’ils n’auraient pas été plus excités je crois. Ils étaient ravis, s’excusant de ne rien avoir à me donner en retour. C’est là que j’ai appris le premier fait de l'échange de pin : les gens veulent désespérément des pins, mais la plupart n’en ont aucune à donner en retour.


Après en avoir donné quelques‑unes à la répétition, le mot s’est répandu. Rapidement, des inconnus venaient me voir pour me demander une pin. Un homme d’une équipe différente, s’est littéralement mis à genoux. Je lui ai dit que je venais de donner ma dernière (un petit mensonge… il m’en restait deux, mais je voulais les garder pour des gens avec qui j’avais vraiment connecté). À la fin de ce premier quart, j’en avais donné presque 12. À ce rythme, j’allais en manquer bien avant la fin des Jeux. Comme Manon ne nous rejoignait que le 7 février, j’ai commandé un autre 50 pins chez elle. Je me suis dit que 100 (+ celles de Christopher) seraient largement suffisants. Ha!Ha! Pas vraiment! 5 jours plus tard, j'en ai commander un autre 40 que j'ai fais livré chez une amie de Milan!


Le premier pin que j’ai reçu venait d’une bénévole italienne à qui j’avais donné une feuille d’érable pendant la répétition. Quand elle est arrivée pour son quart à la Cérémonie d’ouverture, elle m’a remis un pin du drapeau italien pour me remercier. Mon premier échange officiel! Puis est venu mon premier quart à l’aréna de patinage de vitesse, et le jour où j’ai rencontré Rachel (voir la Partie 8). Elle n’avait jamais entendu parler de l'échange de pin. Je lui ai donné une feuille d’érable et une pin de l'équipe USA de 1988 de Christopher. Ce soir‑là, elle est rentrée chez elle et a commandé ses propres pins. Qu’a‑t‑elle choisi? Des verres à martini! Oui, des verres à martini. Rien à voir avec les Jeux olympiques, mais elles étaient très mignonnes, et les gens les adoraient. Elle m’en a donné une dès qu’elles sont arrivées.


Je ne vais pas vous raconter toutes mes histoires de pins; plusieurs sont déjà dispersées dans le blogue : le vice‑président de la LPHF, le cadre de Coca‑Cola, l’amie de Piper Gillis, etc. Il y a eu les pins officielles de bénévole que nous avons reçus après les quarts #1, #5 et #9. Il y en avait aussi une pour le quart #15… que je n’ai pas reçu « officiellement », mais disons simplement que j’avais une amie au bon endroit (merci, Véro).


Présentation de mes pins préférés des Jeux de Milan 2026. Ils m’ont tous été donnés ou échangés, sauf celui de hockey sur glace, équipe Italy, et la feuille d’érable que j’ai achetés.
Présentation de mes pins préférés des Jeux de Milan 2026. Ils m’ont tous été donnés ou échangés, sauf celui de hockey sur glace, équipe Italy, et la feuille d’érable que j’ai achetés.

Jusqu’ici, vous vous dites probablement que l’échange de pins ressemble surtout à un don de pins! Dans mon cas, vous auriez surtout raison. J’ai donné la majorité de mes pins sans rien recevoir en retour. Cela dit, il existe une communauté très réelle et très active d'échange de pin. On ne la voit pas vraiment durant la première semaine, mais elle se manifeste clairement durant la deuxième! Tout à coup, si vous portez des pins sur votre lanyard, les passionnés vous voient différemment. Ils vous regardent à peine dans les yeux et scrutent votre lanyard d’un œil critique, vous suppliant d’échanger cette pin Coca‑Cola parce que c’est la seule qui leur manque pour compléter leur collection! (Spoiler : Dave a gardé sa pin Coca‑Cola!)


À la deuxième semaine, nos feuilles d’érable étaient passées de « trésor» à « non merci, je l’ai déjà ». Il s’avère que je n’étais pas la seule Canadienne à avoir trouvé cette super affaire sur Amazon.


Chacun vit son expérience d'échange de pin différemment. Pour Dave et moi, ce n’était pas une question de collectionner; c’était une question de connecter et de faire plaisir. Si nous avons la chance d’être bénévoles à nouveau en 2030, je prévois concevoir nos propres pins, d’en faire faire au moins 150, et de répandre l’amour canadien encore une fois!



 
 
 

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